Tournefeuille se singularise par rapport aux communes de taille voisine par l’existence et le nombre des maisons de quartier. On en compte trois actuellement (Paderne, Quéfets et Pahin) mais la municipalité a déjà exprimé le souhaite d’en ouvrir d’autres.
Le financement
Ces structures dépendent directement de la mairie qui les finance entièrement. Chaque maison de quartier commence par un investissement immobilier conséquent, environ 1 million d’euros pour chacune d’entre elle. On y trouve un personnel dédié dont on ignore le nombre, leurs missions et leur statut réel : CDI, CDD, stagiaire, apprenti ? Il n’y a aucun bilan comptable disponible pour ces structures et leur fonctionnement. Il se chiffre à coup sûr en centaines de milliers d’euros annuels car il faut comptabiliser les charges d’éclairage, de chauffage, d’entretien et de maintenance. Et ceci sans parler des Ludothèques associées à Pahin et Paderne.
L’utilité
Mais alors à quoi ça sert ? Sur le site de la mairie, on lit « animation », « dynamique culturelle », « cohésion sociale » et « vie associative ». Une belle phraséologie creuse propre à la gauche. Pour ce qui concerne les associations, il y a déjà une « maison des associations » et nombre d’entre elles bénéficient chaque de subventions toujours en hausse. Les manifestations « culturelles » qui y sont organisées sont un écran de fumée et paraissent surtout festives. En pratique on y trouve par exemple des ateliers tricot, des ateliers de collage, des ateliers de chant ou de danse, etc. A noter que les locaux servent aussi de lieux de réunion pour certains syndicats de gauche comme la FCPE, ce qui est illégal.
Il y a bien sûr des avis favorables concernant ces structures. Les rares habitant(e)s qui en profitent. Mais on a pu trouver aussi des avis beaucoup plus critiques concernant l’utilité, les compétences et le temps de travail réel du personnel.
La vérité
Historiquement, la notion de comités de quartier semble remonter à la commune de Paris en 1871, chère à la mouvance gauchiste. Le principe a été repris par les staliniens qui, jusqu’à la chute du mur de Berlin, en ont fait un instrument de contrôle et de quadrillage de la population. Sans aller plus loin dans la comparaison, il ne fait aucun doute que les maisons de quartier constituent un instrument de communication au profit de l’équipe dirigeante en place. Elle permettent une propagande douce et feutrée et participent à une sorte de campagne électorale permanente alimentée simplement par le budget communal.
En plus des 3 maisons de quartier, il y a pléthore de sites « citoyens » :
- L’archipel : « lieu d’expression, d’information et d’accompagnement de projets ou d’initiatives des jeunes »
- Le quai : « lieu d’animation – échange, partage, ouverture aux autres et au monde »
- Le Rayon : « structure municipale dédiée aux mobilités durables »
- Maison de l’emploi et de la solidarité : « soutien aux collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi tournefeuillais »
- Maison des associations
- Maison de la justice et du droit
- etc…
Conclusion
La municipalité a informé la population de son souhait de créer 2 maisons de quartier supplémentaires, profitant des projet d’urbanisation de Ferro-Lebrès et SOCAMIL. On nous annonce aussi une maison des jeunes et une maison de la citoyenneté ! On aurait pu penser que c’était justement la mairie qui était la maison de la citoyenneté…
Les budgets alloués à ces structures sont considérables, tant sur le plan des locaux que du personnel. Toutes ces sommes font évidemment défaut quand il s’agit de d’investir dans des projets réellement structurants et indispensables, comme par exemple la réhabilitation des vieux gymnases, repoussée en permanence, ou le renforcement des effectifs de police municipale pour mieux lutter contre les cambriolages. La priorité donnée aux dépenses de fonctionnement est évidente lorsqu’on analyse les budgets. Relancer les investissements passera nécessairement pas la remise en cause de certaines dépenses.

