Immigration – Machine à béton

L’immigration massive que nous connaissons depuis une dizaine d’années concerne toute la France. Tournefeuille, commune de 30 000 habitants, en subit évidemment les conséquences. D’ordinaire, on mentionne l’augmentation de l’insécurité ou l’envolée des charges sociales comme étant principalement dues à l’immigration. Mais il y a une autre conséquence particulièrement néfaste bien que plus rarement évoquée : la bétonisation. Il est intéressant de décrypter le phénomène.

Une population française en baisse mais un nombre d’habitants en hausse

En 2024, en Occitanie, on a compté 50 987 naissances pour 63 650 décès. Soit une perte de population de 14 000 individus dans l’année. Cette tendance à la décroissance a été constatée pour la première fois en 2017 et s’aggrave chaque année. Elle existe partout, y compris évidemment à Tournefeuille. Pourtant le nombre d’habitants augmente régulièrement dans cette commune (+ 15 % en 10 ans). Pourquoi ? Parce qu’on importe de nouveaux habitants.

L’immigration source majeure de l’augmentation de population

Selon les statistiques publiées il y a quelque temps par l’INSEE, 60 % des nouveaux arrivants dans la région sont issus de l’immigration extra-européenne. Principalement d’Afrique et du Moyen Orient. Le dispositif Frontex censé réguler les flux se contente en fait de les quantifier. Les régularisations massives et le droit d’asile rendent impossibles la publication de chiffres précis. En France, les demander fait courir le risque de poursuites judiciaires.

Le droit au logement

Le droit au logement n’est pas inscrit dans la constitution.Néanmoins, il est garanti par une loi de 2017 dite loi DALO. En pratique, l’hébergement est au début assuré à la fois par des associations, l’état et les collectivités locales. Il s’agit selon les cas de réquisitions de chambres d’hôtel et de centres d’accueil ou de rétention. Mais rapidement le nouvel arrivant peut être candidat à l’attribution d’un logement social. Il lui suffit d’obtenir une carte de séjour ou un statut de réfugié et/ou demandeur d’asile, quelle que soit sa nationalité. D’où l’inflation des demandes.

Les logements sociaux, ça coûte cher

Le logement social, c’est en France 10 millions de locataires pour 4,7 millions de logements. Autant dire une grosse affaire. Les bailleurs sociaux qui gèrent le parc ont des liens étroits avec les promoteurs immobiliers et les entreprises de BTP. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il y a beaucoup de sociétés privées à but lucratif qui gravitent autour de ce concept. Depuis la loi SRU de 2000, chaque commune est contrainte à respecter une certaine proportion de logements sociaux. Pour Tournefeuille, c’est 25 %. Avec la loi ALUR de 2014, de nombreux obstacles à la construction (comme le COS) ont été levés et on a vu se multiplier des constructions d’immeubles aux dépens de surfaces végétalisées. Il faut bien comprendre que ces logements sociaux sont une charge pour les communes puisque qu’ils sont exonérés d’impôt fonciers pendant 25 ans. Mais en plus certaines communes (dont Tournefeuille) appliquent une exonération des taxes d’urbanisme. Donc un bilan financier très négatif qui impacte sévèrement les possibilités d’investissement de la commune.

Les logements sociaux, ça rapporte à certains

Il faut bien comprendre que sans la manne financière issue de l’argent public (et donc des contribuables), le nombre de mises en chantier serait évidemment beaucoup plus faible. D’où une perte sèche pour toute la filière immobilière (agents immobiliers, promoteurs, majors du BTP) qui se verrait contrainte de se réorienter sur la rénovation, domaine actuellement délaissé car moins lucratif. Certains bailleurs sociaux sont d’ailleurs officiellement à but lucratif. D’autres, plus subtils, regorgent « d’administrateurs » grassement rémunérés. Mais le principal intérêt financier de ce montage concerne le patronat. En décembre 2023, lors des débats sur la loi immigration, Patrick MARTIN, Président du MEDEF, déclarait que l’économie française aurait « massivement besoin » de main-d’œuvre étrangère. Avec près de 9% de chômeurs en France, cette déclaration est pour le moins surprenante. A moins que l’on comprenne que le patronat préfère sous-payer une main d’œuvre étrangère plutôt que de relever les salaires pour les français.

Conclusion : le plan d’urbanisme sert essentiellement à fixer la population immigrée

Rappelons que le PLU est élaboré et voté dans le cadre de l’intercommunalité, c’est à dire de Toulouse Métropole. La voix des élus de Tournefeuille ne compte presque pas (5 sur 133) mais ils n’ont rien trouvé à redire à l’objectif de bétonisation massive clairement affiché. On comprend maintenant pourquoi…

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