Il est 06H10 : comme chaque jour le premier vol de la journée (AF7413) décolle de l’aéroport de Toulouse-Blagnac en direction de Roissy-Charles de Gaulle. Lorsque le vent vient du sud (2 jours sur 5 environ), l’Airbus A320 va d’abord aller tout droit au-dessus de Purpan, du Mirail et de Portet s/Garonne, puis va décrire un vaste virage à droite pour survoler Cugnaux, Tournefeuille et Colomiers. Ce faisant, il réveille probablement chaque matin environ 100 000 personnes. Dans la journée, ce sont 70 à 90 avions qui décollent de Blagnac. Environ la moitié vont suivre le même trajet vers le Nord. Pourtant, l’autorité compétente (DGAC) n’a pas jugé utile d’envisager un Plan d’Exposition aux Bruits (PEB) sur Tournefeuille comme en témoigne ce document qui date de 2022 mais n’a pas évolué depuis des années :


Les nuisances sonores au décollage sont évidentes pour le secteur Nord-Est de Tournefeuille proche de Lardenne. Il est invraisemblable qu’elles ne soient pas prises en compte dans le PEB. Les futurs habitants du projet Ferro-Lebrès s’en apercevront rapidement. Mais c’est en fait toute la commune qui est impactée quand les avions décollent vers le Sud. Cette carte (issue de l’application Flight Radar) montre le trajet habituel d’un avion à destination du Nord (Paris en l’occurrence) après son décollage de Blagnac.
Ce trajet (apparemment totalement illogique d’ailleurs) survole très exactement la commune de Tournefeuille.

Voilà le niveau sonore enregistré lors du passage d’un de ces avions au-dessus de Tournefeuille
La définition de ces zones obéit à un savant calcul incompréhensible par le non-initié. L’indice « Lden » qui sert à évaluer le risque de nuisance est le fruit d’un calcul d’une grande complexité qui ouvre la porte à toutes les interprétations. Il s’agit d’une moyenne prenant en compte les nuisances sonores nocturnes, théoriquement nulles dans ce dossier.
Il n’y a pas que l’aéroport de Blagnac…
On doit encore tenir compte de plusieurs sources de nuisances sonores :
- L’aéroport de Francazal est de plus en plus utilisé. En plus des vols d’entraînement militaires (avec d’interminables séances de Stop and Go), de nombreux vols commerciaux sont réalisés par les compagnies privées qui se sont progressivement installées sur le site. Il n’y a que peu ou pas de communication sur ce sujet.
- Les survols de l’agglomération par les hélicoptères sont pluriquotidiens. Il est difficile de distinguer ceux du SAMU, de la police, de l’armée ou des compagnies privées, mais ce qui est sûr c’est que leur niveau sonore est considérable, y compris la nuit. On aimerait être sûrs qu’ils sont vraiment indispensables et comprendre pourquoi ils passent systématiquement au-dessus de la Ramée.
- Les vols d’essai des avions sortant des chaînes de montage d’Airbus aboutissant certains jours à des passages répétitifs à basse altitude au-dessus de nos maisons. Probablement les seuls qui soient inévitables.
Une municipalité aux abonnés absents
Les avions passaient au large il y a une quinzaine d’années sans survoler Tournefeuille. Petit à petit ils ont modifié leur trajectoire pour raccourcir leur virage. Ce sujet n’est traité nulle part. La municipalité de Tournefeuille ne s’en est jamais occupée. Pourtant les élus et habitants de Plaisance ont fait obstacle en 2020 à une tentative d’élargissement des trajectoires aboutissant à un survol aggravé de leur commune. A Toulouse il y a une association (CCNAAT) active contre les nuisances sonores aériennes, mais elle ne s’intéresse qu’aux riverains de l’aéroport de Blagnac.
Il faut exiger une modification du PEB tenant compte des trajectoires actuelles des avions et des hélicoptères. Il est aberrant que les avions fassent un demi-tour au-dessus de nos habitations alors qu’ils pourraient tourner à gauche pour aller vers le Nord. Et les militaires doivent quitter Francazal pour s’installer en dehors des zones urbaines.


Effectivement certains jours c’est insupportable. Et surtout cela s’aggrave régulièrement. La classe politique au pouvoir s’en fiche, c’est une évidence. Il y a pourtant des décisions simples à prendre concernant notamment les trajectoires des avions et les horaires. Les militaires se sont installés à Francazal en 1934 à une époque où ils étaient en pleine campagne. Maintenant ils doivent partir. Et les pour hélicoptères, nous aimerions bien savoir ce qui justifie leurs passages répétés.
Arrivée à Tournefeuille en 85, rien à voir avec aujourd’hui…..
Les Avions n’arrêtent l’un presque après l’autre, le bruit c’est très désagréable,en plus certains joueurs les avions de Francazal et les elicos…. vue la taxe foncière !!! ça fait vraiment…..