Ferro Lebres : le vent de la révolte

Le projet Ferro Lebres est un projet d’urbanisation massive sur un terrain entièrement végétalisé. Il fait partie des nombreux projets d’urbanisme pilotés par Toulouse Métropole et l’équipe municipale en place depuis des années. En même temps il est représentatif des problèmes liés à leur politique urbanistique.

L’origine de ce projet remonte à 2008. Cette vaste surface de 13 hectares, libre de toute construction et située aux portes de Toulouse, était évidemment de nature à aiguiser les appétits des promoteurs immobiliers. Le projet initial consacrait une ZAC sur laquelle était prévue la construction de 450 logements. Mais le Maire de l’époque (Claude Raynal) n’est jamais paru enthousiasmé par le projet qui n’a guère évolué jusqu’en 2020. Une nouvelle version est apparue alors ous l’impulsion du nouveau Maire, Dominique Fouchié, comportant 750 logements dont 40% de logements sociaux. Lors de l’enquête publique réalisée en 2022, sur les 264 avis recueillis, 10 étaient neutres et tous les autres négatifs. Malgré cela, le commissaire enquêteur a émis un avis favorable, ramenant simplement la proportion de logements sociaux à 35 %. La mairie a arraché une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) en janvier 2023.

Sur le site internet du projet, on constate qu’à côté de la Mairie de Tournefeuille et d’un établissement public (OPH31), les autres protagonistes étaient des sociétés privées. Parmi elles, la COGEDIM, grosse Holding de promotion immobilière. Le projet financier a évolué depuis comme le mentionne La Dépêche du Midi dans cet article. On a maintenant CDC Habitat (Caisse des Dépôts) et surtout le groupe des Chalets, Société anonyme qui détient 50 % des parts.

Très clairement, il s’agit d’un projet qui a cristallisé les oppositions dès sa présentation. Il a d’ailleurs failli coûter son fauteuil de Maire à Mr Fouchié lors de la dernière élection municipale de 2020. Malgré l’opposition massive des habitants de Tournefeuille, le projet poursuit sa route, et a priori rien ne viendra empêcher les bulldozers et les bétonnières de s’emparer de ce territoire en 2026.

Ce terrain entièrement végétalisé se situe à l’extrémité est de la commune de Tournefeuille et au contact du quartier de Lardenne. Ces zones sont essentiellement pavillonnaires. Il pourrait constituer un des rares havres de paix au sein d’un tissu urbain déjà très densifié. Le projet se poursuit malgré l’opposition massive des habitants de Tournefeuille et de Lardenne. Il est piloté par des promoteurs avides de super-profits et bénéficie de la complaisance d’élus locaux qui affichent ouvertement leur mépris de la démocratie. Il n’y a de plus strictement rien de prévu concernant les voies de communication ou les commerces locaux. Qualifier ce projet « d’écoquartier » est une farce s’agissant de bétonisation et d’artificialisation des sols.

Est-ce que ce projet n’aurait pas comme principal objectif de sédentariser les migrants extra-européens qui constitueront au minimum 60 % des arrivants ?

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1 réflexion sur “Ferro Lebres : le vent de la révolte”

  1. il faut absolument arrêter ce massacre et bloquer ce projet de construction dangereux pour le bien des tournefeuillais.
    Il y a aussi une association qui s’en occupe « association Ferro-Lebres » qu’il faut aider.

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