Gestion des déchets : entre arnaque et incompétence

La gestion des déchets est assurée par Toulouse Métropole au travers d’un syndicat mixte (DECOSET). Il est présidé depuis juin 2020 par Vincent Terrail-Novès, maire de Balma et conseiller métropolitain proche de Moudenc.

Le principal objectif affiché par Toulouse Métropole est de réduire le volume des déchets. En acceptant d’accueillir 10 000 nouveaux habitants par an sur l’agglomération, on conçoit que ce soit difficile… A priori on serait surtout en droit d’espérer un service public aussi performant que possible, s’agissant d’un domaine à fort impact sur l’écologie et la santé publique. Mais la qualité de la prestation n’est apparemment pas un objectif prioritaire.

Petit rappel

Jusqu’en 2023, on bénéficiait à Tournefeuille de :

  • un passage par semaine pour les ordures ménagères
  • un passage une semaine sur deux pour les recyclables
  • un passage par semaine pour les déchets végétaux sous la forme de 2 poubelles de 240 litres, avec possibilité de fagots
  • un passage toutes les semaines pour les encombrants, sous réserve d’inscription préalable à la mairie

Payer plus pour avoir moins…

Si la situation n’a pas changé pour les ordures ménagères et les recyclables, elle a profondément changé en 2024 pour les déchets végétaux. Il n’y a plus que 6 passages par an, pour une seule poubelle, sans possibilité de déposer des fagots. Autrement dit, quasi suppression du service public. Il est toujours possible de déposer les déchets verts à la déchetterie de Plaisance du Touch, distante de plusieurs kilomètres, et totalement saturée comme en témoignent les files de voitures à l’entrée. Quant aux encombrants, leur collecte se fait uniquement sur rendez-vous. Délai minimum : environ 3 semaines !

Pour ceux qui veulent espérer bénéficier du ramassage des déchets verts devant leur porte, il faut désormais payer 120 euros par an pour 24 collectes par mois, soit une semaine sur deux. Mais attention : on ne dispose plus que d’une seule poubelle au lieu de deux, et les fagots sont interdits. Au total, on a donc un service payant pour une prestation 4 fois moindre que celle gratuite de 2023.

Et les impots locaux ?

Les chiffres sont visibles sur notre étude sur la fiscalité. Concernant les taxes sur les ordures ménagères, il y a eu une évolution importante en 2021 :

  • Une diminution du taux de la taxe des ordures ménagères, passant de 15,20 % à 8,10 %, soit 7,10 points de moins
  • Mais une augmentation dans le même temps de la contribution à Toulouse Métropole, passant de 5,96 % à 13,20 %, soit une augmentation de 7,24 points
  • Donc un bizarre transfert de charges d’un poste à un autre, avec un bilan négatif pour le contribuable de 0,14 %
  • Et surtout au final une opacité complète sur le coût exact des la gestion des déchets dont une partie est désormais diluée dans le budget de Toulouse métropole. Il est devenu impossible d’en connaître l’évolution ou de déterminer le montant exact des charges récupérables sur les locataires

Ce qui est particulièrement choquant, c’est qu’il n’y a eu apparemment aucune diminution des taxes en rapport avec la quasi-suppression en 2025 de la collecte des déchets verts !

La suite

On nous annonce le projet de paiement au poids des déchets collectés. Outre qu’il s’agit d’un dispositif complexe et particulièrement coûteux à mettre en place, il est évidemment absurde. Déjà, il faut savoir qu’il ne peut s’appliquer qu’à l’habitat individuel. Gare à celui qui aurait l’imprudence de sortir sa poubelle la veille de la collecte : elle serait vite remplie par les petits futés alentour. Et surtout on verra fleurir partout sur les trottoirs des décharges sauvages comme on en voit notamment au pied des constructions récentes et de leurs « nouveaux habitants »

A Tournefeuille Autrement, nous proposons de revenir à la situation de 2023 et d’afficher clairement le coût exact des prestations. Le budget correspondant à la taxe sur les ordures ménagères doit être clairement identifié et non occulté par des jeux d’écriture. L’envolée apparente des dépenses est plus liée à la mauvaise gestion du matériel et du personnel qu’à une augmentation des services.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut