Le contexte
le projet d’urbanisation SOCAMIL défendu par le maire de Tournefeuille et le Conseil Départemental a tout lieu d’inquiéter. Il s’ajoute à tout un ensemble d’opérations immobilières de densification se succédant à un rythme effréné. Rappelons par exemple l’opération « Ferro Lebres » , prévue pour 700 logements dont 40 % de logements sociaux et qui fait l’objet d’une forte opposition de la population tournefeuillaise. N’oublions pas non plus les opérations « rue Belbeze – rue Doumergue » comportant 600 logements et l’opération « Prat – Pirac » pour 650 logements.
Depuis des années, on sait que la société SOCAMIL, située au croisement du chemin de Larramet et de l’allée du Marquisat, doit se délocaliser. Il s’agit d’un site logistique de 20 hectares constitué d’entrepôts, parkings et hangars, mais également de quelques zones vertes. Le trafic incessants de semi-remorques apporte nuisances et dangers pour tous. Et il provoque aussi des dégradations récurrentes de la chaussée (chemin de Larramet et avenue du Marquisat).
Le projet de la municipalité
Un projet initial défendu par Mr Fouchier faisait la part belle au béton (800 logements dont 40% de logements sociaux). Devant le mouvement de protestation des habitants, il a revu sa copie. Mais on parle encore de plus de 400 logements. Les débats reprendront dès le début 2026, à la suite de l’achèvement des travaux du Marquisat.
On nous a déjà annoncé le transfert probable de l’école élémentaire du Marquisat sur le site de la SOCAMIL, voire la construction d’un nouveau collège. Il faut dire que les tripatouillages de la carte scolaire par le Conseil Départemental ouvre toutes les perspectives. Un nouveau PLUiH a été voté par la quasi-unanimité des élus de Toulouse Métropole le 18 décembre 2025. Malheureusement, comme on peut le voir ici, il est entièrement construit autour de la soi-disante nécessité d’accueillir au moins 10 000 nouveaux arrivants par an, ce qui justifie officiellement toutes les opérations urbanistiques à venir.
L’état des lieux
Le site de la Ramée occupe au total actuellement 243 hectares autour d’un lac de 44 hectares. Une bonne partie de la surface est déjà occupée par le golf et par des bâtiments ou des installations sportives, réduisant les surfaces réellement naturelles et boisées. Rappelons qu’il s’agit du seul espace vert public de grande taille de toute l’agglomération toulousaine. Si les espaces verts privés sont assez nombreux, les espaces verts publics sont rares. Toutes les surfaces éventuellement disponibles ont été systématiquement saccagées, comme à Compans Cafarelli, à la Cartoucherie ou plus récemment à Montaudran. Il n’est pas surprenant dans ces conditions de voir la foule envahir la Ramée à chaque Week-end.Les possibilités de parking sont notoirement insuffisantes, aboutissant à des situations inadmissibles pour les riverains.
Notre projet
Le futur départ de la SOCAMIL offre une opportunité unique d’élargir le périmètre du seul espace naturel réel de l’agglomération toulousaine, tout en permettant aux riverains d’en profiter davantage et de moins subir les conséquences des afflux ponctuels répétitifs de visiteurs. Car la vente par Toulouse Métropole des terrains de golf à une société privée prive cet espace public de plus de 40 hectares. Nous proposons un attitude radicale :
- Acquisition par les collectivités locales (Toulouse Métropole, municipalité de Tournefeuille) des surfaces libérées
- Destruction des hangars et réaménagement des parkings
- Création d’une structure d’animation avec kiosque, restauration-boissons et tables et chaises – Suppression des barbecues sauvages
- Végétalisation et plantation d’arbres partout où c’est possible
- Possibilité d’implantation d’un parc aquatique avec suppression de la « plage » du lac
- Possibilité d’utiliser une partie de la surface pour une station de métro par prolongement de la ligne A
Il faut stopper immédiatement le projet de ma mairie (soutenu par Mr PARRE) et de Toulouse Métropole (soutenu par Mr SOULIE) pour lui substituer un réel projet écologique sur la Ramée !

